Categories
Confinement

Oh Lord won’t you buy me a mercedes benz

Mettons à part le fait que M. Macron, après s’être pris pour un chef de guerre à la Napoleon, ce lundi de pâque, c’est à dire le jour où l’humanité a découvert la réssuréction du Christ, a osé peut-être aller encore plus loin. La comparaison avec Jesus, que M. le President a mis en scène, laisse un peu songeur et donne raison à quelques inquiétudes. Mais comme déjà dit, mettons ce fait de côté.

Plongeons nous plutôt, pour le moment sur une autre question qui sûrement, a pu poser quelques maux de tête à beaucoup de monde. Le président dans son allocution, évoque le fait qu’après deux mois de confinement, la plupart de la population n’aura pas contracté le Virus Covid-19, et du coup n’aura pas pu développer une immunité pour se défendre de celui-ci. C’est ce qu’ on appelle l’imunité collective, quand plus ou moins 70 pour cent de la population aura été infectée par un virus et par conséquent aura produit une immunité. Dans ce sens, Macron se positionne clairement sur la ligne défendue par l’OMS, qui suppose que seulement une vaccination large de la population pourra garantir une sortie de crise. C’est une position, c’est sûr, et comme toute position elle est détérminée de manière idéologique. Aussi Macron dans sa comparaison à Jesus Christ, a essayé de faire croire que le temps des idéologies était fini, et qu’une nouvelle ère d’une humanité unie sur la base d’un universalisme omnipuissant unificateur, sans idéologie, naturellement, naîtra des cendres de ce vieux monde. Comme disait Tomasi di Lampedusa dans son oeuvre Le Guépard: “ il faut que tout change, pour que rien change.”

Mais revenons à cette prise de position en absolue symbiose avec celle de l’OMS. L’OMS avait en effet déjà porté la même position en 2008 dans la crise de la soit-disant pandémie de la grippe H5N1, connue aussi sous le nom de grippe aviaire. A l’époque, l’OMS, en changant la définition de pandémie dans son programme d’alerte, en comptant plus la mortalité potentielle de la maladie, avait déclaré que la propagation de la grippe aviaire avait atteint un stade de pandémie. La phase d’alerte numero 6 de l’OMS, est la phase d’alerte maximale et elle engage tous les états membres à mettre en place leurs plans de lutte contre des pandemies et à commander vaccins et médicaments. En 2009 l’OMS supprime des paragraphes essentiels de la définition de la pandemie. Auparavant il fallait un nombre élevé de décès et de malades dans plusieurs états membres. Dans la nouvelle définition il suffit d’une transmission accrue et durable du virus dans au moins deux des six régions de l’OMS. Or selon la vieille définition de l’OMS, la grippe H5N1 n’aurait pas été une pandémie. Et en plus de ça les chiffres donnés en 2009 ne prendraient pas en compte celle de 2008 qui aurait probabelment confirmer un dévélopement et une propagation assez ordinaire et pas du tout alarmant de la grippe aviaire. Mais si l’OMS n’avait pas considéré la propagation du virus H5N1 comme une pandemie, tous les vaccins et les médicaments, notamment à l’époque le Tamiflu, n’auraient pas pu être vendus à tous ces Etats, tellement soucieux de la santé de leurs populations ; et bizarement en même temps à travers toutes les implications entre politiciens, leurs conseils divers et variés et l’industrie pharmaceutique elle-même, soucieux de la taille de leurs porte-monnaies. Oh non est-ce que ça veut dire que dans un système capitaliste l’accumulation d’argent prévaut peut-être même sur la santé et le bien-être d’une population? Il faudrait aussi évoquer pour ce point qu’à l’époque, la mortalité des gens atteints de la grippe aviaire était bien moindre que les personnes qui se sont retrouvées handicapées après s’être fait vacciner. Là aussi bizzare, les vaccins et les médicaments vendus au monde entier à l’époque, n’étaient pas vraiment bien testés, comment dire, vite fait. Non mais on va pas penser, qu’aujourd’hui aussi encore les implications entre politiciens, les conseils avec les dieux en blanc et l’industrie pharmaceutique auraient une quelconque influence sur la position prise par rapport à la question de l’immunité collective ou le vaccin? Non mais quelle idée de penser ça! Le problème, c’est juste qu’on oublie souvent, et ça c’est peut-être dû au fait que nous (soit-disant force antagoniste) on en est incapables, mais que les leaders et décideurs de ce monde eux s’organisent. G20, G7, et on en passe même l’OMS c’est une organisation mondiale, si on avait pas déjà remarquer ça.

Mais restons chez nous, continuons à nous dire que la solidarité c’est l’inaction…sachant dans le fond de nous-même que l’inaction c’est rien d’autre qu’une arme de destruction de masse.